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Ruptures de jeûne au Palais : Bassirou Diomaye FAYE accusé de diviser les Sénégalais, selon Ansoumana DIONE

 

L’article analyse la polémique née autour des invitations sélectives du président Bassirou Diomaye FAYE pour les ruptures de jeûne durant le Ramadan au Palais de la République. Il met en lumière les critiques d’Ansoumana DIONE, militant et président d’une association de suivi des malades mentaux, qui voit dans ces pratiques une source de division sociale grave et un éloignement préoccupant du chef de l’État vis-à-vis de l’ensemble des citoyens.

Le mois béni du Ramadan, symbole de rassemblement et de solidarité, est étonnamment devenu le théâtre d’une vive polémique politique au Sénégal. Le président de la République, Bassirou Diomaye FAYE, a récemment organisé plusieurs ruptures de jeûne au Palais de la République, conviant en priorité ses partisans appartenant à son parti et à sa coalition.

Cette démarche, que certains qualifient de « partisane », suscite beaucoup d’incompréhensions et de critiques, notamment de la part d’Ansoumana DIONE, président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM). Selon lui, le chef d’État, en invitant uniquement ses alliés politiques à ces événements, tourne le dos à la diversité du pays et viole le serment présidentiel d’unité nationale.

« Le Sénégal ne mérite pas cette injustice, dénonce Ansoumana DIONE. Ce comportement divise les citoyens alors que le Ramadan devrait être un moment d’union. Pourquoi exclure les enseignants, les soignants, les agriculteurs, les associations de personnes handicapées et tant d’autres acteurs de la société civile ? » s’interroge-t-il.

Pour DIONE, cette pratique illustre une rupture entre le président Bassirou Diomaye FAYE et le peuple qui l’a porté au pouvoir. Depuis l’avènement du duo Diomaye-SONKO, il dénonce une politique de discrimination et de favoritisme aggravant les fractures sociales. Au lieu de rassembler, le chef de l’État accentue les divisions à travers ces « ndogou », rendez-vous traditionnels de rupture du jeûne au Sénégal qu’il utilise aujourd’hui de manière politisée.

Cette critique traduit une inquiétude grandissante quant à la gestion du pouvoir et l’éloignement du président des réalités du pays, appelant à un retour urgent à la véritable mission républicaine : servir tous les Sénégalais sans distinction.

En ce Ramadan 2026, alors que le pays fait face à de multiples défis sociaux et économiques, la vraie rupture serait celle de la cohésion nationale. Plus que jamais, le Sénégal a besoin d’un chef d’État rassembleur, capable d’user de la spiritualité et des valeurs de ce mois sacré pour rassembler plutôt que diviser. L’avenir du pays en dépend.

Abdou Thiam DOGO