Le ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, a organisé, samedi 1 février, à Bamako, une journée d’échanges virtuels avec les Maliens établis à l’extérieur. Cette première journée d’échanges virtuels ayant pour cadre la mise en œuvre de la politique nationale concernant les Maliens établis à l’extérieur et la politique de l’intégration africaine, à travers les ambassadeurs et consulats, ciblait certains pays de la zone d’Afrique.
Il s’agit du Sénégal, du Gabon, du Niger, du Burkina Faso, du Congo Brazzaville, du Maroc, du Togo, de la Mauritanie, de l’Algérie, de la Guinée Conakry, de la Guinée Equatoriale, de la Côte d’Ivoire, de la Libye, de la Tunisie, de l’Afrique du Sud, et de l’Angola.
En effet, cette rencontre s’adosse au point 7 de la lettre de cadrage adressée au nouveau gouvernement le 27 novembre 2024, relative au renforcement de la protection des Maliens établis à l’extérieur, signée par le président de la transition, le Général d’armée, Assim Goita.
Cette journée, d’après le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa AG Attaher, « vise non seulement à renforcer la communication avec les Maliens de l’Extérieur, mais également à mobiliser pleinement leurs compétences, ressources et expertises pour construire un Mali résilient et prospère. »
« Cette conférence virtuelle est une parfaite adéquation avec l’apport financier et le poids démographique de la diaspora malienne. Elle représenterait environ 1/3 de la population totale, sans oublier leurs fonds transférés pour le développement du Mali, avaient été estimés à 793 milliards de francs CFA en 2022 » a-t-il encore ajouté.
En conférence virtuelle, l’ambassade du Mali au Sénégal à travers son ambassadeur, Boubacar Biro Diallo, a pris part à cette journée d’échanges virtuels avec une forte délégation diverse et variée.
A cette occasion, le secrétaire général du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur (HCME), Charles Dembélé, a suggéré trois recommandations au ministre des Maliens établis à l’extérieur. Et parmi celles-ci « la mise en place d’un fonds social au niveau des ambassades, la tenue des états généraux sur la migration irrégulière, et la réhabilitation de la route Bamako-Dakar », a-t-il recommandé.
Quelques points ont été par ailleurs soulignés et retenus par le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, lors de cette journée d’échanges. Il s’agit entre autres « de la nécessité de renforcer la connexion entre nos compatriotes établis à l’extérieur ; des difficultés d’accès aux documents d’identité et de voyage ; de la mise en place de mécanismes d’accompagnement pour faire des projets structurants, notamment la création d’équipements des Maliens établis à l’extérieur ; la nécessité de faciliter le transfert de fonds de Maliens établie à l’extérieur et de l’organisation d’un forum d’essais investisseurs pour l’activation honoraire de manière éliminée » a-t-il préconisé.
« Je bénéficie de la qualité des interventions et des propositions faites pour améliorer les conditions de vie de nos compatriotes établis à l’extérieur. Dans cette dynamique de solidarité fondamentale, nous allons partager les préoccupations exprimées. En tout cas, celles qui ne les révèlent pas directement de notre département, nous allons les partager avec les autres ministres en charge des pressions soumises en vue d’apporter des réponses aux préoccupations », a promis, le ministre des Maliens établis à l’extérieur.
Moctar Sissoko

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