L’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a célébré, ce samedi 28 juin 2025, la Journée mondiale de l’environnement. L’événement, placé sous le thème « La pollution plastique au Sénégal : quelles solutions pour un développement durable ? », a été organisé en partenariat avec la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS) et le ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.
Cette journée commémorative, tenue à Dakar, avait pour ambition d’informer, sensibiliser et proposer des solutions concrètes face à la prolifération inquiétante des déchets plastiques. Plusieurs activités ont rythmé l’événement : panels thématiques, sketchs de sensibilisation, interventions d’experts, ainsi qu’une forte implication des étudiants, encadrés par l’Association des Diplômés de l’ISE (ADISE) et le corps professoral.
La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités, notamment le directeur de la Réglementation environnementale et du Contrôle au ministère de l’Environnement, Baba Dramé, la Vice-Rectrice de l’UCAD chargée de l’entrepreneuriat et de l’insertion professionnelle, Pr Fatou Diop Sall, représentant le Recteur, ainsi que le directeur de l’ISE, Pr Elhadji Mamadou Sonko.
Dans son allocution, Pr Sonko a souligné que cette journée est « une opportunité de communication sur les enjeux environnementaux, mais aussi de réflexion scientifique sur les innovations à mettre en œuvre pour un avenir durable ».
Intervenant au nom du ministre de l’Environnement, Baba Dramé a rappelé la gravité de la situation. « La pollution plastique a atteint des proportions alarmantes. Des études prédisent qu’à l’horizon 2050, les océans pourraient contenir plus de plastique que de poissons si rien n’est fait », a-t-il averti. Il a aussi évoqué la loi interdisant les plastiques à usage unique, adoptée en 2020, tout en reconnaissant que « les objectifs ne sont pas encore atteints » à cause du manque d’implication suffisante des populations.
Prenant la parole, Pr Fatou Diop Sall a insisté sur la nécessité d’un changement radical dans nos habitudes quotidiennes : « Nous devons revoir notre manière de consommer, de produire et de gérer nos déchets si nous voulons laisser aux générations futures un environnement sain et vivable. »
En somme, cette célébration a été une plateforme d’engagement collectif, de dialogue intergénérationnel et de promotion d’une éducation environnementale active, en phase avec les enjeux majeurs du développement durable au Sénégal.
Moctar Sissoko

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