Dakar, le 9 juillet 2025 – Le Secrétaire général du ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Baboucar Mboundar Ngom, a présidé ce mercredi à Dakar la cérémonie de clôture de la 12e session ordinaire du Comité Technique des Experts (CTE) du Cadre permanent de Coordination et de Suivi de la Gestion Intégrée des Ressources en Eau (CGRE) en Afrique de l’Ouest. Cette rencontre stratégique a permis de faire le point sur les avancées du processus GIRE, un an après sa relance à Abuja en 2024, et de formuler des recommandations pour une gouvernance partagée et durable de l’eau dans la sous-région.
Réunissant les points focaux des États membres, des représentants d’organismes de bassin ainsi que des partenaires techniques et financiers, la session a été consacrée à l’évaluation des travaux, à la validation du programme de travail 2025 du CGRE, et à la présentation des grandes initiatives régionales portées notamment par la CEDEAO et l’UEMOA.
Dans son intervention, Kouassi Alexis, chef de division du CGRE, a souligné l’importance de mettre en œuvre des initiatives phares comme le programme de développement et de valorisation des ressources transfrontalières d’Afrique de l’Ouest, baptisé « TERRE ». Il a également salué l’adoption de deux directives régionales majeures : l’une sur la gestion des ressources en eau partagée et l’autre sur le développement des infrastructures hydrauliques en Afrique de l’Ouest.
Représentant le ministre de tutelle, le Secrétaire général Baboucar Mboundar Ngom a rappelé l’évolution du consensus international autour de la gestion intégrée des ressources en eau, citant notamment la décennie des Nations Unies pour l’eau potable et l’assainissement (1981–1990), la conférence de Dublin (1992) et celle de Mar del Plata (1977). Il a salué « l’aboutissement d’un travail collectif considérable engagé depuis le 20 décembre 2001 », soulignant l’urgence d’une mobilisation régionale renforcée.
Prenant également la parole, Armel Mbwoizth, représentant du Point Focal Régional, a mis en lumière les opportunités de financement disponibles à travers les mécanismes climat. Selon lui, « la région est éligible à plusieurs guichets de financement, mais souffre d’un déficit de capacités techniques ». Il a appelé à une mutualisation des efforts et à une plus grande confiance envers les partenaires pour mobiliser les ressources nécessaires au renforcement du CGRE et à la mise en œuvre effective de la GIRE dans l’espace ouest-africain.
La rencontre s’est achevée sur une note d’engagement collectif en faveur d’une gestion plus efficace, inclusive et durable des ressources en eau, considérée comme un levier essentiel de développement pour la région.
Moctar Sissoko

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