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Scandale au Ministère de la Santé sur un projet de loi relatif à la santé mentale, dénonce Ansoumana DIONE.

 

Les autorités sanitaires ont presque perdu la raison. Les 29 et 30 octobre 2025, le Ministre Ibrahima SY, de la Santé et de l’Hygiène publique a prevu un Atelier de partage et de validation d’un supposé projet de loi relatif à la santé mentale. Dans la lettre d’invitation, ci-jointe, il a été très clairement mentionné les noms de toutes les structures et organisations sélectionnées. Malheureusement, à notre grande surprise, les associations s’activant dans la santé mentale n’ont pas été énumérees dans ce Document. Que le Ministre Ibrahima SY se le tienne pour dit. Nous avons compris ce qu’il est entrain de préparer, en complicité avec des acteurs, pour essayer de barrer la route à notre Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) qui a fait de bons résultats.

En vérité, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique va partager et valider une loi anticonstitutionnelle qui vise une Association qui, depuis 25 longues années, ne cesse de travailler pour la promotion de la santé mentale et le respect des droits des personnes souffrant de maladies mentales au Sénégal. Sur la lettre d’invitation, il est inscrit vers la fin : « Associations des malades » qui n’existent pas. En fait, c’est tout juste pour ne pas mentionner le nom de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) qui est devenue l’ennemi de certaines personnes, vu les nombreux résultats que nous avons réalisés en faveur des malades mentaux. Une fois cette loi votée à l’Assemblée nationale, nous pourrions l’attaquer devant la Cour Suprême, pour une annulation.

En réalité, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye FAYE et son Premier Ministre Monsieur Ousmane SONKO ont été gravement induits en erreur par rapport à la loi 75-80 du 09 juillet 1975 qui est loin d’être le problème de la santé mentale au Sénégal. D’ailleurs, avant de réviser cette même loi qui, disent-ils, est obsolète, il fallait d’abord et avant tout l’évaluer, ce qui n’a jamais été fait. Ce serait une très grosse injustice de partager un quelconque projet de loi sur la santé mentale sans associer l’ensemble des acteurs concernés dont les associations travaillant sur cette question. Aujourd’hui, pour un meilleur accès aux soins et aux médicaments, notre pays a surtout besoin de l’ouverture de services de psychiatrie dans les hôpitaux et autres centres de santé.

Le 21 octobre 2025,
Ansoumana DIONE, Président de l’Association Sénégalaise pour le Suivi et l’Assistance aux Malades Mentaux (ASSAMM) – Tel : 77 550 90 82 – 70 745 88 47