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Concours d’éloquence : Le CJOS clôture en apothéose la 2e édition de « La Voix d’Épi »

 

Dakar, 31 mai 2025 – Le Cercle des Jeunes Orateurs du Sénégal (CJOS) a tenu, ce samedi, la grande finale de la deuxième édition de son prestigieux concours d’éloquence baptisé « La Voix d’Épi », au cœur de la capitale sénégalaise. Placée sous le thème : « Développement et justice sociale : Quel devrait être notre devoir moral face à la crise humanitaire dans la bande de Gaza ? », cette édition a mis en lumière l’engagement citoyen et la puissance de la parole comme outil de transformation sociale.

À l’issue d’un affrontement oratoire de haut niveau entre les six finalistes, Marie Madeleine Diouf s’est distinguée en décrochant le premier prix. Elle est suivie de Sokhna Mame Diarra, deuxième, et Serigne Fall, troisième. Dans une intervention émue, la lauréate a confié : « C’est un honneur immense de remporter ce concours. J’y ai cru, je m’y suis préparée pendant deux ans, et aujourd’hui, par la grâce de Dieu, ce rêve devient réalité. »

Au-delà de la simple performance oratoire, « La Voix d’Épi » se veut un espace de promotion des valeurs humaines et civiques. Le concours, selon ses organisateurs, entend favoriser l’émergence d’une jeunesse engagée, consciente de son rôle dans la construction d’une société juste et solidaire. « Cette compétition dépasse le cadre de l’éloquence. Elle milite pour la justice, l’équité, la cohésion sociale et la dignité humaine », a souligné un membre du jury.

Assane Faye, bibliothécaire à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et mentor du CJOS, a rappelé la mission essentielle de l’organisation : « Former des jeunes à la prise de parole en public, leur transmettre les techniques de communication, et les préparer à devenir des leaders au service de leur pays. »

Abordant le thème de la crise à Gaza, il a lancé un appel vibrant : « Nous voulons manifester notre solidarité avec les victimes de cette tragédie humanitaire. En tant que jeunes, en tant que Sénégalais, nous élevons la voix pour appeler à la fin de cette guerre sans fin. »

De son côté, Sokhna Gnina Sarr, présidente du CJOS, a insisté sur le choix du thème : « Il s’agit d’une problématique brûlante, urgente, qui appelle à la compassion, à la dénonciation de l’injustice, et à l’affirmation de notre humanité commune. Depuis le 7 octobre 2023, des vies sont brisées, des rêves détruits. Notre devoir moral est d’en parler, de ne pas rester silencieux. »

Elle a également rappelé que le concours a pour vocation d’« offrir une tribune à ceux qui n’en ont pas, de révéler des talents souvent ignorés, car dans un monde où la communication est clé, ne pas savoir s’exprimer revient à être invisibilisé. »

Portée par l’enthousiasme de ses membres et le sérieux de son encadrement, l’initiative du CJOS continue de tracer sa route vers la construction d’une jeunesse éloquente, éveillée et porteuse d’un idéal de justice.

– Moctar Sissoko

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