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Formation diplômante des enseignants : le SAEMSS hausse le ton contre le ministère de l’Éducation


Iratv.net : Le Syndicat Autonome des Enseignants du Moyen et Secondaire du Sénégal (SAEMSS) dénonce vigoureusement l’attitude jugée « dilatoire » du ministère de l’Éducation nationale concernant la mise en œuvre de la formation diplômante des enseignants pour l’année scolaire 2024/2025.

Dans un communiqué rendu public ce mardi, le Bureau Exécutif National du SAEMSS fustige ce qu’il considère comme une absence de volonté manifeste de la part des autorités éducatives, malgré les engagements pris par le gouvernement. Le syndicat déplore des changements constants de position et une communication confuse du ministère sur ce dossier pourtant crucial.

Depuis plusieurs mois, les enseignants attendent le démarrage effectif de la formation diplômante dans des établissements tels que la FASTEF, l’UFR SEF de l’UGB, l’INSEPS, le CNEPS de Thiès et l’ENSEPT. Si le processus avait été lancé via la plateforme MIRADOR entre le 2 et le 15 octobre 2024, les démarches physiques ont ensuite été requises du 9 au 23 décembre 2024 au niveau des IA et IEF. Mais depuis, les engagements n’ont pas été respectés, selon le SAEMSS.

Pire encore, lors d’une rencontre avec les syndicats en janvier dernier, le ministère avait annoncé un démarrage « imminent » de la formation. Un espoir à nouveau déçu, puisque le 29 avril 2025, lors d’une rencontre entre le MEN et le G7 syndical, la Direction de la Formation continue (DFC) a déclaré que la formation ne pourrait commencer qu’en mai 2025. Or, le communiqué du 5 mai du ministère reste silencieux sur ce sujet, renforçant les inquiétudes du SAEMSS.

Face à ce qu’il qualifie de manquements répétés, le SAEMSS exige :

  • La publication immédiate de la liste des enseignants retenus pour la formation diplômante.
  • La levée de toute confusion entre les passerelles professionnelles et les mises en position de stage.
  • L’augmentation des quotas pour toutes les catégories concernées, notamment les chargés de cours, les PC expérimentés, les MEPS, les professeurs de philosophie et ceux issus du recrutement spécial de 2021.
  • Le démarrage effectif de la formation dans les meilleurs délais.

Le syndicat met en garde : si les lenteurs persistent, cela pourrait gravement perturber le déroulement de l’année scolaire. Il appelle le gouvernement, en particulier le ministère de l’Éducation, à prendre ses responsabilités pour éviter une nouvelle crise dans le système éducatif.

Abdou Thiam Dogo