Le personnel de l’Institution de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES) observe une grève totale de 72 heures, débutant ce mercredi 12 novembre 2025, a annoncé un communiqué rendu public à l’issue d’une assemblée générale tenue ce mardi 11 novembre au siège de l’institution à Dakar.
Cette décision s’inscrit dans le cadre du troisième plan d’action du personnel, déclenché en raison de la non-application de l’accord d’établissement, un cadre juridique attendu depuis plusieurs années et destiné à encadrer la gestion de l’IPRES dans un esprit de performance et de motivation.
Lors du point de presse donné en marge de l’assemblée générale, Harouna Diop, délégué du personnel au siège, a rappelé le contexte du mouvement : « Il y a quelques semaines, nous avions entamé un débrayage suivi de plusieurs rencontres avec les autorités. Un compromis avait été trouvé pour finaliser l’accord d’établissement, mais depuis le 18 septembre, celui-ci n’a toujours pas été validé ».
Selon lui, « cet accord est essentiel puisqu’il doit permettre à l’IPRES et à ses travailleurs d’évoluer dans un cadre légal, équitable et performant, ce qui manque cruellement depuis des années ». Il a également dénoncé la stagnation dans la concrétisation de cet accord, malgré des accords de principe validés depuis 2023, sous la supervision du premier vice-président du conseil d’administration.
Le délégué a souligné plusieurs défis auxquels le personnel est confronté, notamment l’absence d’un cadre juridique clairement défini pour gérer la carrière professionnelle. « Nous demandons aux autorités de mettre les travailleurs de l’IPRES sur un pied d’égalité, afin qu’ils puissent évoluer dans un environnement compétitif et motivant », a-t-il affirmé.
« Aujourd’hui, même en étant assidu et performant, rien ne garantit l’évolution ou la stabilité de notre carrière », a-t-il conclu, rappelant que le personnel est prêt à maintenir la pression jusqu’à l’application intégrale de l’accord.
La grève, qui commencera ce mercredi et s’étendra jusqu’au vendredi 15 novembre, paralyse l’ensemble des activités de l’IPRES. Le personnel souhaite ainsi alerter l’opinion publique ainsi que les autorités politiques sur la nécessité de résoudre ces revendications dans les plus brefs délais.
Moctar Sissoko

Plus d'histoires
CEDEAO : Les directeurs des chaînes de télévision nationales mobilisés à Cotonou contre la désinformation
Riz sénégalais : vers une meilleure production et valorisation, le « Mardi du BAME » fait le point sur les défis et stratégies
Sénégal : La filière coquillage au cœur d’un renouveau sanitaire et économique grâce à un projet innovant