Dakar, 5 novembre 2024 – En prélude à la Semaine nationale de l’état civil, qui se tiendra du 17 au 20 novembre à Tambacounda, l’Agence nationale de l’état civil (ANEC) a organisé une conférence de presse ce mercredi à Dakar. À cette occasion, le directeur général de l’ANEC, Matar Ndao, a souligné les avancées majeures réalisées dans la digitalisation du système d’état civil au Sénégal.
« L’état civil est un levier essentiel de la citoyenneté et de la reconnaissance juridique de chaque individu », a déclaré M. Ndao. Selon lui, chaque acte – naissance, mariage ou décès – conditionne l’accès aux droits fondamentaux comme l’éducation, la santé, la protection sociale ou encore la participation citoyenne. Moderniser ce système est aussi un gage d’égalité devant la loi et de cohésion sociale.
Pour cette troisième édition de la Semaine nationale de l’état civil, placée sous le thème « Un état civil digitalisé, fiable, sécurisé et accessible à tous les Sénégalais », l’ANEC a mis en avant les efforts déployés pour « une digitalisation inclusive et permanente, où que vivent les Sénégalais ». À ce jour, ce sont près de 20 millions d’actes qui ont été numérisés, indexés et intégrés dans la base nationale, grâce à une infrastructure modernisée sous la tutelle du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement du territoire.
L’application LGEC, déployée dans plus de 400 centres d’état civil à travers le pays, permet désormais une gestion plus sécurisée et facilitée des documents. Une plateforme dédiée a également été mise en place pour simplifier les demandes à distance et améliorer la qualité du service public.
Cependant, des défis subsistent, notamment face à la prolifération de logiciels non autorisés, qualifiés de « clandestins », qui mettent en péril la sécurité et la fiabilité des données sensibles des citoyens. À ce propos, Matar Ndao a lancé un appel solennel aux maires du pays : « Il est impératif de mettre fin à l’utilisation de ces logiciels non reconnus et de rejoindre le réseau officiel connecté à l’application NEKKAL, validée par l’État sénégalais. »
« La protection des données d’état civil n’est pas simplement une exigence technique, mais une question de souveraineté nationale et de confiance citoyenne », a insisté le directeur général. Il a rappelé que la digitalisation doit favoriser l’inclusion, l’équité et la proximité dans l’accès aux services, tout en maintenant la simplicité et l’exigence de la déclaration systématique des faits d’état civil.
Pour conclure, Matar Ndao a souligné que « l’état civil est le miroir de notre société et la garantie de nos droits fondamentaux. Travaillons ensemble pour qu’il soit moderne, sécurisé et accessible à tous les Sénégalais ».
Par Moctar Sissoko,iratv.net

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