Le collectif international pour la libération du président nigérien Mohamed Bazoum a organisé un point de presse, ce vendredi 2 janvier 2025, pour renouveler sa demande pressante de libération du chef d’État détenu depuis le 26 juillet 2023.
Alioune Tine, porte-parole et fondateur de l’AfrikaJom Center, a pris la parole au nom du collectif, composé d’Africains mais aussi de citoyens du monde indigné par « la détention arbitraire » et les conditions « violant les droits fondamentaux et humains » dans lesquelles se trouve M. Bazoum. « Nous multiplions les actions au niveau régional et international afin d’obtenir sa libération », a-t-il affirmé.
Parmi les initiatives engagées, le collectif a déjà adressé des lettres au secrétaire général des Nations Unies, à la présidente de la Commission de l’Union Européenne, ainsi qu’au président de la Commission de la CEDEAO. Alioune Tine a par ailleurs lancé un appel au président du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, actuellement à la tête de la CEDEAO. « Cette interpellation, initialement prévue pour recueillir 1000 signatures, a atteint aujourd’hui 5000, un succès largement au-dessus de nos attentes », a-t-il souligné.
Le porte-parole a salué la mobilisation croissante autour de cette cause, « encourageante par la qualité des soutiens reçus ». « Nous continuerons à exercer une pression constante, en ciblant autant les pays qui soutiennent Bazoum que ceux qui appuient la junte militaire », a-t-il précisé.
De son côté, Talla Sylla, autre porte-parole du collectif, a lancé un appel solennel au président sénégalais. « Votre légitimité vous permet d’agir auprès de tous les acteurs sans suspicion d’impartialité », a-t-il déclaré, exhortant Bassirou Diomaye Faye à faire de la libération de Mohamed Bazoum une priorité diplomatique et communautaire. Une lettre officielle lui a été remise ce même jour, a-t-il indiqué.
Talla Sylla a également invité les sages sénégalais à soutenir une médiation ultime, en s’appuyant sur la diplomatie sénégalaise. S’adressant directement au général Abdourahmane Tiani, il a appelé à une « issue honorable », appelant à la libération de Bazoum et à la création des conditions favorables à une réconciliation nationale au Niger.
Dans la même veine, le collectif a aussi sollicité une intervention directe de Barack Obama, 44e président des États-Unis, pour faciliter les négociations visant non seulement à la libération du président Bazoum, mais aussi au rétablissement de la paix et de la stabilité dans la région du Sahel.
Cette conférence de presse a réuni plusieurs personnalités, dont Elimane Kane, ancien professeur de philosophie du président Bazoum à l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD), ses avocats, ainsi que des membres influents de la société civile.
**Moctar Sissoko**

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