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Les six avocats commis par la Coalition Wallu Takku Sénégal pour affaire de Farba Ngom : dénoncent la violation de la procédure

Les six avocats commis par la Coalition Wallu Takku Sénégal, ont tenu, ce jeudi 23 janvier, à Dakar une conférence de presse, pour dénoncer « la procédure envisagée à l’encontre de Farba NGOM, celui-ci ne dispose d’aucune information préalable, contradictoire et vérifiée sur les allégations du parquet ».
L’ancien ministre des Forces armées, Oumar Youm fait partie les six avocats commis par la Coalition Wallu Takku pour défendre l’honorable Farba Ngom, a déclaré que « cette illégalité manifeste dont l’objectif était d’agir par surprise pour se préconstituer des éléments de preuve contre Farba NGOM est une autre transgression grave ».
« Elle n’obéit à aucune règle de loyauté, d’honneur et surtout de probité de la procédure pénale qui doit mettre au cœur de son action le respect des droits de l’individu et, surtout, préserver la dignité de la justice dans sa démarche de tous les jours »
Il estime que « ces démarches maladroites attestent de l’innocence Malheureusement, les transgressions au droit de la défense qui ont parsemées cette procédure engagée contre Farba, dénoncées par ses avocats, décrédibilisent à elles-seules la démarche processuelle ».
La première transgression dans ce dossier est l’intrusion de l’exécutif dans le judiciaire cette procédure fait suite à une commande du premier ministre Ousmane SONKO. Pour preuve, c’est le procureur du parquet financier auprès du ministère de la Justice qui sollicite la levée de l’immunité parlementaire du député Farba NGOM
La deuxième transgression est relative aux perquisitions violentes faites, au verger du Sieur Farba NGOM, à Diamniadio ayant fait l’objet d’un procès-verbal de constat d’huissier; qui était derrière cette perquisition alors qu’aucun juge d’instruction n’a été saisi à ce jour alors surtout que selon le parquet, les rapports de la CENTIF n’ont été transmis au parquet qu’au mois de décembre 2024? quelle est l’autorité judiciaire ou de police qui avait donné l’instruction de mener ces perquisitions illégales? pourquoi depuis lors, aucune autorité judiciaire n’a pris en charge le règlement de cette forfaiture?
A l’en croire Me Youm, avoue que « de Farba NGOM a qui il ne serait reproché, pour l’essentiel, que son appartenance à un parti d’opposition dont il est l’un des illustres membres », a-t-il fait savoir.

Il poursuit que « les conditions objectives de levée de l’immunité parlementaire ne sont aucunement réunies ».
C’est pourquoi, l’assemblée nationale, les députés du Sénégal doivent éviter de piétiner leur propre statut et surtout de fragiliser leur protection qui vise la préservation de l’un des principes les plus importants de la vie parlementaire: l’inviolabilité de leur mandat.
Avant d’ajouter que « l’Assemblée de rupture annoncée est concrètement devant ses responsabilités d’une institution qui doit protection à ses membres.
Une Assemblée de rupture c’est d’abord une assemblée qui se fait respecter et qui fait respecter les droits de ses membres.
« Aucun fait sérieux n’a été articulé à l’appui de la demande de levée de l’immunité parlementaire de Farba ».

Cette demande doit, donc, être rejetée.
Dans tous les cas, la coalition TWS et son groupe parlementaire, « entendent saisir, sans délai, l’Union Interparlementaires UIP, l’organisation mondiale des parlements nationaux, à travers son Comité des droits de l’homme pour dénoncer les graves violations des droits du député Farba NGOM notamment l’absence manifeste d’une procédure contradictoire, juste et équitable conforme aux principes de loyauté et d’équité devant gouverner toute procédure de levée d’immunité d’un député »,a-t-il soutenu, ils vont saisir les instances internationales pour que le droit soit respecté.

                        Moctar Sissoko