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Lutte contre la désinformation : Le CEDEM dévoile son étude sur le Liptako-Gourma

 

Le Centre de recherche pour la démocratie, l’éducation aux médias et le multilinguisme (CEDEM), en collaboration avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), a organisé ce mardi 20 mai à Dakar un atelier de restitution de son étude intitulée « Agir contre la désinformation dans le Liptako-Gourma ». Cet événement a été marqué par deux panels de haut niveau, abordant des thématiques cruciales : « Désinformation et insécurité dans le Sahel : enjeux géopolitiques et dynamiques locales » et « Renforcer la résilience face à la désinformation dans le Sahel : stratégies, acteurs et outils.

L’atelier avait pour objectifs principaux de présenter les résultats de l’étude, de mobiliser les acteurs concernés sur la problématique de la désinformation et d’échanger sur les risques associés à ce phénomène dans la région sahélienne. La directrice du CEDEM, Dr Fatoumata Ly Fall, a souligné l’importance de l’engagement de l’OIF dans cette lutte, en insistant sur la nécessité d’initiatives concertées à l’échelle régionale : « La désinformation n’est pas seulement un enjeu de communication ; c’est un facteur de division, de radicalisation et de déstabilisation. Agir, c’est prévenir.

Cette étude, réalisée en partenariat avec Dr Alassane Ouédraogo, a permis d’explorer les perceptions de la désinformation au sein des communautés des trois frontières. Son élaboration a été soutenue par les ressources du CEDEM et l’OIF, dans le cadre de son appel à projets « Jumelage sur la désinformation ». Dr Ouédraogo a également mis en lumière la complexité du concept de désinformation, souvent mal compris, en précisant que « la particularité de la désinformation réside dans l’intention délibérée de tromper, mais aussi dans la coordination des efforts pour en amplifier les effets.

Cet atelier s’inscrit dans une dynamique régionale visant à renforcer la résilience des sociétés sahéliennes face aux menaces informationnelles et constitue une étape clé vers l’élaboration d’une stratégie concertée de lutte contre la désinformation. L’événement a rassemblé des représentants du ministère de la Communication, des chercheurs, des journalistes, des acteurs de la société civile, ainsi que des partenaires techniques.

Les participants ont formulé plusieurs recommandations, notamment la création de cellules locales de veille médiatique, la formation continue des professionnels de l’information, et le développement de partenariats entre institutions publiques, médias et société civile.

Moctar Sissoko