Keur Massar le 29 janvier 2026:Le Préfet du département de Keur Massar, Babacar Ndiaye, accompagné de Moustapha Gueye, chef du projet à l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS), a présidé une réunion de suivi du projet d’assainissement autonome de Dakar, qui concerne particulièrement la zone de Keur Massar. L’objectif de cette rencontre était de faire le point sur l’état d’avancement des travaux, d’identifier les difficultés rencontrées et de renforcer la coopération entre les différents acteurs impliqués, dans une démarche participative et inclusive.
Les résultats obtenus à ce jour sont encourageants. Dans le secteur scolaire, plus de la moitié des installations prévues ont été réalisées. Plusieurs infrastructures sanitaires dans une dizaine d’écoles seront réceptionnées dans les prochains jours, contribuant ainsi à améliorer les conditions d’hygiène pour les élèves et le personnel enseignant.
Pour les ménages, les travaux de construction de toilettes adaptées progressent également. Le projet concerne deux types d’ouvrages : la gestion des eaux grises et la gestion des excréta. À ce jour, environ 2 500 installations ont été réalisées dans chaque catégorie. La demande est notamment très forte pour la gestion des eaux grises, avec une mobilisation satisfaisante des ménages.
Malgré ces avancées, la réunion a mis en lumière des défis importants. La principale difficulté réside dans la mobilisation de la contrepartie financière par les ménages. Bien que l’État prenne en charge entre 75% et 98% des coûts, la part restant à la charge des ménages (environ 12% à 25%, selon les types d’ouvrages) demeure un obstacle. Ce frein est surtout sensible pour les installations liées à la gestion des eaux vannes.
Le contexte économique national explique en partie cette contrainte, mais elle est aussi liée à une implication parfois insuffisante des autorités locales et autres partenaires. Afin d’y remédier, des stratégies sont en cours d’élaboration, notamment avec la collaboration des collectivités territoriales et d’autres acteurs, pour soutenir la mobilisation locale et faciliter l’accessibilité financière des équipements d’assainissement.
Le Préfet Babacar Ndiaye a insisté sur le caractère novateur du projet, qui repose sur une co-responsabilisation entre l’État et les populations. Pour atteindre ses objectifs, l’Etat apporte une contribution financière majoritaire, tandis que les ménages sont appelés à s’impliquer activement dans le financement et le suivi des travaux. Cette approche vise à assurer la durabilité des infrastructures et à renforcer le sentiment d’appropriation par les bénéficiaires.
L’assainissement est un enjeu de santé publique majeur et une question de dignité, a rappelé le Préfet, qui a invité toutes les parties prenantes, notamment la population, les élus locaux et les autorités, à s’engager pleinement. L’implication collective constitue une condition sine qua non pour réussir et déployer ces services essentiels dans le département.
L’amélioration de l’assainissement dans les écoles, les ménages, mais aussi dans les espaces publics comme les marchés, reste une priorité. Une attention particulière sera portée sur la coordination entre services techniques, collectivités territoriales et partenaires du projet, afin de garantir la réalisation optimale des ouvrages dans les meilleures conditions.
Enfin, la réunion a encouragé la population de Keur Massar à s’approprier ce projet ambitieux, à hauteur de 80% financé par l’État, tout en soulignant la nécessité pour chaque ménage de contribuer à hauteur de ses moyens pour la réussite collective.
Tina Sow(Stagiaire)iratv.net

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