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Le NFFA lance une mise en garde contre les dérives démocratiques et réclame l’abrogation de la loi d’amnistie

 

Dakar, 29 avril 2029 –Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi, le Nouveau Front Force Alternative (NFFA) a tiré la sonnette d’alarme face à ce qu’il qualifie de « dérives graves » menaçant la démocratie sénégalaise. S’adressant aux médias et à l’opinion publique, les responsables du NFFA se sont voulus fermes : la situation politique actuelle impose, selon eux, un sursaut collectif pour sauvegarder l’État de droit.

Dès l’ouverture, le NFFA a rappelé avoir été l’un des premiers mouvements à dénoncer les signaux jugés inquiétants du régime en place dès ses débuts. « Nous avons alerté avec constance, souvent dans l’indifférence générale, face aux méthodes et orientations qui se dessinaient », a souligné leur porte-parole, énumérant les alertes lancées face aux arrestations d’opposants, de journalistes et de chroniqueurs « injustement visés pour leurs prises de position ».

A également été évoquée la mobilisation du NFFA contre certains projets de loi controversés, à l’image de la loi dite « d’interprétation », considérée par le mouvement comme une remise en cause de l’esprit démocratique. « Nous avons souvent tenu seuls la barre face aux dérives législatives, là où d’autres préféraient se taire », a-t-on martelé.

Le Front n’a pas manqué d’exprimer ses plus vives inquiétudes face aux récentes « modifications du Code électoral » qualifiées de « manœuvres délibérées pour adapter les règles du jeu à des intérêts particuliers ». Selon le NFFA, « la loi doit rester générale et impersonnelle. Lorsqu’elle devient circonstancielle, c’est la démocratie elle-même qui vacille ».

La question de la Constitution a également été abordée avec gravité. Le NFFA met en garde contre toute « tentative de manipulation de la Loi fondamentale au profit d’individus ou d’intérêts politiques ». Pour le Front, la République doit reposer sur des principes solides et immuables, « et nul ne peut s’arroger le droit de s’en affranchir », a t-on insisté.

Le NFFA a par ailleurs réitéré son appel à l’abrogation immédiate de la loi d’amnistie. Pour le mouvement, cette loi « n’a plus de justification », d’autant que le régime qui l’a instaurée en admet désormais les failles et que le pouvoir actuel en remet en cause le bien-fondé. « Au-delà des textes, il y a la dignité des victimes, le devoir de vérité, et le respect dû à leurs familles. La loi doit tomber, la justice doit passer », ont plaidé les responsables du NFFA.

Au terme de leur déclaration, les membres du NFFA ont lancé un appel solennel à l’ensemble des forces vives de la Nation — partis politiques, société civile, intellectuels et jeunesse — afin de constituer « un front commun contre la remise en cause des institutions et des principes démocratiques ». « Il ne s’agit plus de divergences partisanes », a-t-on martelé, « mais de défense de la République, du respect des lois, et de la prééminence de la volonté populaire ».

Pour le NFFA, « le Sénégal appartient à son peuple, jamais à un régime », et l’heure n’est plus au silence. Face à ce qu’il considère comme des menaces sur l’État de droit, le mouvement affirme rester « mobilisé, vigilant et déterminé, aux côtés du peuple, pour la justice, la vérité et la démocratie ».

Abdou Thiam DOGO