Dakar, 8 juin 2026 – À la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie de Dakar, le Dr Edmin Diatta, médecin et écrivain, a officiellement présenté ce mercredi son tout premier ouvrage, intitulé « La Cirrhose de ma vie rose ». La cérémonie, animée par Sokhna Gnina Sarr, a réuni d’éminentes personnalités du monde médical et académique, dont les professeurs Moussa Seydi et Anne Sankalé, ainsi que Mamadou Seck.
Dans ce roman, Edmin Diatta plonge le lecteur dans le quotidien de Racky Penda, une femme dont la résilience et l’espoir persistent malgré les douleurs, les drames et les épreuves de la vie. À travers ce personnage, l’auteur aborde des thématiques brûlantes telles que la crise casamançaise, les violences faites aux femmes, la pauvreté, ainsi que les difficultés rencontrées par les marchands ambulants.
« C’est mon premier roman, né d’une inspiration soudaine autour du vécu de deux femmes, dont l’une a particulièrement marqué mon parcours », confie le Dr Diatta. L’œuvre s’inspire d’une histoire réelle, étroitement liée à son expérience professionnelle : « À l’époque où je faisais ma thèse en maladies infectieuses, je travaillais sur le virus de l’hépatite B, la fibrose hépatique et ses conséquences. D’ailleurs, le titre du livre utilise la cirrhose comme métaphore pour parler de la vie. »
Pour l’auteur, il s’agissait également de mettre en lumière le parallèle entre l’art médical et la vie sociale : « J’ai compris qu’il existe une profonde similitude entre ce que nous vivons en médecine et la réalité de la société. J’ai voulu créer un pont entre mes deux passions, la littérature et la médecine, pour aboutir à ce roman-miroir. »
Selon Edmin Diatta, « La Cirrhose de ma vie rose » se veut un miroir de la société : « Il s’agit de montrer que derrière les sourires affichés en public ou sur les réseaux sociaux se cachent parfois des existences marquées par la souffrance, les peines et les tourments. Le roman explore l’envers du décor de nos vies : la part invisible, l’âme, l’esprit et le rapport à la société. »
Le professeur Moussa Seydi, parrain de l’auteur, a salué la force de l’œuvre : « Dès le titre, on perçoit la profondeur du sujet : la complexité de l’existence humaine et l’importance de la résilience. C’est un livre écrit avec élégance et éloquence, qui invite à la réflexion sur la condition humaine. »
Avec ce premier roman, Edmin Diatta signe une entrée remarquée dans le paysage littéraire sénégalais, en alliant avec finesse son vécu de médecin et sa sensibilité d’écrivain.
Moctar Sissoko

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