Diamniadio, vendredi 9 octobre 2026– Le ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage a procédé, ce vendredi, au lancement officiel de la plateforme ERP-PAS, un outil numérique destiné à généraliser la digitalisation des engrais et des semences sur l’ensemble du territoire national.
La cérémonie, qui s’est tenue à la Sphère ministérielle Ousmane Tanor Dieng de Diamniadio, a réuni le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Cheikhou Oumar Ba, son cabinet et les services techniques du ministère, le représentant de la Banque mondiale, l’équipe du Groupe CONCIS, ainsi que les représentants des organisations paysannes et des producteurs, sans oublier les délégués de plusieurs autres ministères.
Dans son allocution, le ministre Dr Cheikhou Oumar Ba a souligné la portée symbolique de cette journée. « La particularité de ce jour réside dans la matérialisation de l’engagement pris par Son Excellence le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de mettre à la disposition des populations sénégalaises non seulement des intrants de qualité, mais aussi dans la plus grande transparence. Et c’est justement ce que la plateforme ERP-PAS nous permet de réaliser », a-t-il déclaré.
Le ministre a insisté sur le devoir de redevabilité qui incombe au gouvernement, conformément au triptyque « Jub, Jubal, Jubanti ». « Ce devoir de redevabilité et de transparence montre aujourd’hui l’engagement du président de la République de rendre transparentes toutes les transactions dans lesquelles nous sommes impliqués », a-t-il ajouté, avant de préciser : « C’est un devoir que nous devons aux citoyens sénégalais. Et c’est pourquoi la plateforme marque aujourd’hui une étape très importante dans ce processus. »
Après une phase pilote menée dans les départements de Nioro du Rip et de Tivaouane, couvrant plus de 400 villages, la deuxième phase de généralisation de la digitalisation des engrais et des semences sur l’ensemble du territoire national est désormais entamée. « À partir de deux départements, nous avons pu toucher jusqu’à 426 villages, notamment dans les 9 communes de la région de Kaolack sur les 15 que compte la région, plus particulièrement dans le département de Nioro du Rip. Dans la région de Thiès, nous avons couvert 7 communes sur les 18 de la région, notamment dans le département de Tivaouane », a détaillé le ministre.
Aujourd’hui, la plateforme ERP-PAS couvre jusqu’à 400 communes, suivies par des opérateurs. Plus de 90 000 personnes, avec 700 connexions par jour, sont connectées à l’outil.
Le ministre Dr Ba a plaidé pour une généralisation totale de la plateforme. « Tous les Sénégalais ont besoin de ces outils, parce que cela nous permettra non seulement d’être plus transparents, mais aussi de réaliser des économies d’échelle et de diminuer la lourdeur administrative dans nos procédures », a-t-il affirmé.
Cette volonté du ministre s’inscrit dans la vision « Sénégal 2050 » portée par le président de la République, qui érige « l’accélération de la digitalisation des services publics » en levier le plus puissant de l’agenda national de transformation systémique.
Répondant aux attentes des Sénégalais, le ministre a souligné qu’il s’agit d’une « satisfaction de la demande des citoyens, régulièrement manifestée à travers tous les canaux de communication ». « Aujourd’hui, un jeune, via la plateforme ERP-PAS, où qu’il se trouve au Sénégal, peut savoir de manière précise qui, dans son village, sa commune ou son département, bénéficie des engrais et des semences, et pourquoi », a-t-il fait savoir.
En termes de portée, le gouvernement du Sénégal dispose désormais d’un registre numérique permettant d’améliorer la visibilité et la traçabilité des ayants droit, de mieux cibler les bénéficiaires, mais aussi d’accroître le rendement et l’efficience des subventions ainsi que l’opérationnalisation de la contribution des acteurs agricoles à la souveraineté alimentaire.
La plateforme ERP-PAS a été réalisée par le Groupe CONCIS. À cette occasion, le ministère et le Groupe CONCIS ont scellé un contrat de partenariat. « Le déploiement de cet outil sur l’ensemble du territoire national se traduit par la signature d’une convention qui va formaliser ce partenariat. Je demande à l’ensemble de nos partenaires, opérateurs et populations locales de s’engager, et ensemble nous réussirons à atteindre la transparence », a lancé le ministre.
Moctar Sissoko

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