Dakar, 26 mars 2026 – La Fédération des Cadres Libéraux (FNCL) et la Fédération des Enseignants Libéraux (FNEL) du Parti Démocratique Sénégalais (PDS) ont organisé ce jeudi une conférence de presse à leur siège sur la VDN, à Dakar, pour célébrer le 26ème anniversaire de l’alternance démocratique, symbolisée par l’arrivée au pouvoir de Me Abdoulaye Wade, le 19 mars 2000. Cette rencontre a également été l’occasion d’aborder l’actualité politique nationale.
Lors de cette conférence conjointe, les représentants des cadres libéraux, des enseignants libéraux, ainsi que des jeunes, femmes, militants et sympathisants du PDS, ont dressé un bilan sectoriel des réalisations du régime Wade entre 2000 et 2011. Ousmane Goudiaby, président de la FNCL, a souligné que « le 19 mars 2000 a marqué un tournant historique pour le Sénégal, inaugurant une ère de transformation et de modernisation profonde, fruit de la première alternance démocratique dans notre pays ».
Le document de synthèse présenté à la presse met en lumière les avancées significatives réalisées sous la mandature de Me Wade : amélioration des infrastructures routières et aéroportuaires, développement urbain, réduction du désenclavement des territoires. Le président de la FNCL a également rappelé « la contribution déterminante de Karim Wade, à la tête de grands projets structurants, qui a renforcé la dimension internationale du Sénégal ».
En 2000, a-t-il expliqué, le Sénégal faisait face à d’importantes difficultés : « une économie fragile, un chômage massif, notamment chez les jeunes, une pauvreté généralisée, une crise éducative profonde, une dette publique dépassant 60 % du PIB et un secteur agricole vulnérable ». Grâce à la vision politique de Me Wade, le pays s’est engagé sur la voie de l’émergence.
Sur la situation actuelle du Sénégal, Ousmane Goudiaby s’est montré critique : « Le pays traverse aujourd’hui une période difficile. La dette publique atteint des niveaux alarmants, avec des emprunts non divulgués, comme récemment révélé par le Financial Times. Les jeunes doutent, les agriculteurs souffrent, les travailleurs s’inquiètent, tandis que les réponses gouvernementales peinent à venir. Le Sénégal manque d’une vision claire et d’une stratégie cohérente. »
Face à cette situation, la FNCL et la FNEL appellent « le gouvernement et le Premier ministre à faire preuve de responsabilité en mobilisant toutes les forces vives pour élaborer une stratégie nationale de riposte efficace, au-delà des querelles politiciennes et électoralistes ».
Sur le plan international, ils exhortent les autorités à renforcer la diplomatie sénégalaise, à défendre avec vigueur les intérêts du pays, notamment en réclamant la libération de compatriotes détenus à l’étranger et en exigeant plus de transparence dans les instances sportives africaines.
En conclusion, Ousmane Goudiaby a mis en garde : « La crise actuelle est profonde et complexe. Ses effets pourraient durer plusieurs années et les premiers signes de redressement économique et social ne seront perceptibles qu’après au moins trois ans. »
Moctar Sissoko

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