La région de Kédougou a accueilli, les 13 et 20 juillet 2025, une mission de supervision formative dédiée à la surveillance épidémiologique. Lancée officiellement ce 13 juillet, cette opération de sept jours vise à renforcer la détection précoce des maladies prioritaires, à garantir une alerte en temps réel et à organiser une réponse rapide et efficace face aux menaces sanitaires.
« Le pays est souvent confronté à des maladies émergentes et à leur réémergence, rendant cette surveillance indispensable pour prévenir les épidémies et protéger les populations », souligne un document officiel partagé avec la presse.
Cette initiative, qui débute dans la région de Kédougou, constitue la première étape d’un programme national. Son objectif principal est de renforcer le système de surveillance épidémiologique à tous les niveaux, du district sanitaire aux postes de santé, en passant par la direction régionale de la santé (DRS).
Parmi les objectifs spécifiques de cette supervision figurent l’évaluation des connaissances des prestataires sur les maladies prioritaires sous surveillance — notamment la poliomyélite, la rougeole, la fièvre jaune, la méningite, le tétanos néonatal, Ebola, la diarrhée sanglante et le choléra — ainsi que sur six zoonoses telles que la rage, la grippe aviaire, la tuberculose bovine, l’anthrax, la fièvre de la vallée du Rift et la maladie à virus Ebola.
La mission prévoit également de vérifier la complétude et la promptitude des données saisies dans la plateforme DHIS2, de contrôler la conformité des informations entre les registres de consultation, les rapports de surveillance et la base de données, ainsi que d’évaluer l’organisation des visites sur les sites prioritaires. Une analyse des performances, mettant en lumière les points forts, les axes d’amélioration et les recommandations, sera réalisée à tous les niveaux.
Le ministère de la Santé et de l’Action sociale, via la Division de la surveillance et riposte vaccinale, a mis en place un système national de Surveillance Intégrée des Maladies et de Riposte (SIMR), conforme aux normes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Ce dispositif couvre les huit maladies prioritaires et les six zoonoses, assurant ainsi une veille sanitaire renforcée.
Cependant, la mise en œuvre de cette surveillance fait face à plusieurs défis, notamment le manque de personnel formé, des difficultés dans la transmission des données, une application parfois insuffisante des directives, des supervisions irrégulières, une maîtrise inégale des définitions de cas, ainsi que des contraintes logistiques, particulièrement dans des zones comme Kédougou.
C’est dans ce contexte que cette supervision formative intervient, avec pour ambition de renforcer les capacités des prestataires, d’améliorer la qualité des données, d’assurer la conformité aux directives et de garantir une riposte rapide et efficace face aux alertes sanitaires.
Par la chargée de communication, Mme Hawa Ly

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