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Mermoz-Sacré-Cœur : le maire Alioune Tall dénonce la lenteur des travaux de l’ONAS

 

Le maire de la commune de Mermoz-Sacré-Cœur, Alioune Tall, a exprimé son indignation face à la lenteur des travaux d’assainissement menés par la société Henan Chine, sous-traitante de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS). Devant la presse, il a dénoncé une situation « inacceptable » qui perdure depuis plus de deux ans, paralysant la circulation et dégradant le cadre de vie des habitants.

> « Nous sommes outrés et très choqués de constater que ces travaux, entamés il y a deux ans, n’en finissent pas. La population est excédée, et nous avons même enregistré des accidents, certaines personnes se sont blessées en traversant ces zones ouvertes », a déploré le maire.

 

Selon lui, les tranchées laissées à l’abandon concernent plusieurs quartiers de la commune, notamment Amitié 3, Cosmos et Baobab, en plus de la route menant à la mairie. Malgré plusieurs courriers d’alerte adressés à l’ONAS et à la société Henan Chine, aucune solution concrète n’a encore été trouvée.

> « Nous avons rencontré les responsables de Henan Chine à plusieurs reprises. Le directeur nous a assuré que le blocage provenait d’un retard de paiement de la part de l’État du Sénégal. Mais cela ne peut plus durer », a martelé Alioune Tall.

 

Le maire souligne que cette situation compromet la mobilité urbaine et porte atteinte à la sécurité et à la salubrité du quartier. Il cite en exemple la difficulté d’accès à la mairie et aux commerces environnants, notamment une pharmacie où les clients peinent à se garer.

> « Mermoz-Sacré-Cœur investit beaucoup pour améliorer le cadre de vie. Mais tout ce que nous faisons est détruit par ces travaux interminables. Nous demandons simplement que la route soit refaite dans les meilleurs délais », a-t-il insisté.

 

Face à l’absence de réaction concrète, le maire annonce qu’il envisage de mobiliser la population pour exiger la reprise rapide des chantiers.

> « Nous avons voulu alerter avant de passer à l’étape supérieure. Mais si rien ne bouge, nous allons nous faire entendre. Trop, c’est trop », a-t-il conclu.

Abdou Thiam Dogo