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Babacar Lo Ndiaye, président du Parti Fass-Jom, dénonce les affectations arbitraires dans la fonction publique

 

Lors d’une conférence de presse tenue récemment, Babacar Lo Ndiaye, planificateur à la Direction générale des Impôts et domaines (DGID) et président du Parti Fass-Jom, a vivement dénoncé les affectations arbitraires qui minent la fonction publique sénégalaise. Lui-même victime de ces pratiques, il pointe du doigt le régime en place et son parti, PASTEF.

« Je prends la parole aujourd’hui pour alerter sur une tendance préoccupante qui fragilise notre administration : les mutations politiques et arbitraires des agents de la fonction publique depuis l’arrivée de PASTEF au pouvoir », a déclaré M. Ndiaye. Alors qu’il occupait le poste de planificateur à la DGID, il a été muté à Matam, une sanction selon lui liée exclusivement à la création de son parti d’opposition.

Le président de Fass-Jom a rappelé les engagements électoraux du régime de PASTEF, qui promettait rupture, transparence et méritocratie. « Le projet PASTEF reposait sur des slogans forts, notamment “Jub Jubal Jubanti” », un cri d’engagement pour une gouvernance vertueuse. Mais la réalité dément ces promesses », a-t-il lancé.

Babacar Lo Ndiaye dénonce une gestion partisane, illustrée par une vague d’affectations injustifiées au sein de la DGID, où des agents sont mutés dans des postes sans rapport avec leurs qualifications. « Le poste de planificateur n’existe même pas dans mon nouveau service à Matam », a-t-il précisé, dénonçant par la même occasion que l’ascension professionnelle est désormais réservée à ceux proches du pouvoir.

Il dénonce une politique d’affectations davantage dictée par des objectifs de contrôle politique que par le mérite ou la performance. Plus grave encore, à la création de son parti, Ndiaye a été convoqué et auditionné par la gendarmerie, ce qui illustre, selon lui, la tentative de museler l’opposition.

« La DGID, institution clé pour les finances publiques, est devenue un terrain de récompenses partisanes et de règlements de comptes », a-t-il fustigé, soulignant que cette dérive nuit gravement à la motivation des agents et à la confiance des contribuables, déjà fragilisée.

« Nous qui avions cru en un changement véritable, nous constatons avec amertume que les anciennes pratiques perdurent », a conclu Babacar Lo Ndiaye.

Membre de la coalition JoG Jotna, il a saisi l’occasion pour réaffirmer la volonté de celle-ci à « conquérir le pouvoir en 2029 afin d’inscrire le Sénégal sur la voie du véritable développement ». Cette déclaration a été faite devant les membres de la coalition présents à la conférence.

*Moctar Sissoko*