Violences policières dans les universités sénégalaises : un acteur de la société civile lance un cri d’alerte et condamne avec fermeté
Alioune Ndiaye, militant engagé du mouvement parental et membre fondateur de l’Union Nationale des Présidents d’APE et d’Étudiants du Sénégal, interpelle avec gravité les autorités et l’opinion publique face aux violences policières survenues dans les campus universitaires. Ces incidents ont conduit au décès tragique d’un étudiant en médecine, un drame qui bouleverse tout le pays.
Au nom de tous les parents d’élèves et d’étudiants, toutes confessions et appartenances confondues, Alioune Ndiaye s’incline devant la mémoire de ce martyr, adresse ses condoléances à sa famille, à la communauté estudiantine ainsi qu’à l’ensemble de ses proches, partageant leur douleur.
Il rappelle que si le capital humain figure au cœur des priorités stratégiques du pays à l’horizon 2050, il est urgent de traduire ces engagements en actions concrètes. Offrir des conditions dignes d’étude à la jeunesse, véritable élite nationale en devenir, doit être une priorité absolue et ne saurait se réduire à de simples déclarations d’intention.
Alioune Ndiaye dénonce fermement « la clochardisation » des étudiants et des enseignants, et appelle à revoir les dépenses publiques pour préserver les indemnités journalières indispensables à la survie des étudiants – aujourd’hui fixées à 1,350 FCFA (environ 1,30 €) par jour –, qui couvrent logement, nourriture et documentation.
Par ailleurs, il condamne avec vigueur :
– La fermeture des restaurants universitaires, qui prive les étudiants de leurs repas et constitue une violence morale inacceptable.
– Les violences physiques et verbales infligées à des étudiants innocents, qu’il qualifie d’abus de pouvoir aggravant les tensions.
– L’usage de gaz lacrymogènes et autres fumigènes dans les chambres des étudiants, acte assimilé à une tentative d’homicide.
L’interpellation est claire : l’État doit assumer ses responsabilités en adoptant une politique proactive pour apaiser les tensions sociales, et cesser la victimisation systématique. Il est urgent de mettre fin à la gestion approximative des affaires publiques et d’instaurer une « police des polices » chargée d’enquêter et de sanctionner immédiatement tout abus des forces de l’ordre.
Enfin, il rappelle que la majorité des étudiants sénégalais provient des zones rurales, frappées par la pauvreté et les difficultés économiques, et que voir ces jeunes prometteurs périr dans les temples du savoir est une tragédie inacceptable.
Trop c’est trop. Il est temps d’arrêter cette dérive.
STOP !
Alioune Ndiaye
Membre fondateur de l’Union Nationale des Présidents d’APE et d’Étudiants du Sénégal
(ex-) 2e Vice-président national de l’UNAPEES en charge de la communication
Contact : 77 552 30 89
ATD

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