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L’ISE de l’UCAD appelle à l’implication des communautés dans la lutte contre le changement climatique au Sénégal

 

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée ce samedi 6 juin 2026 à Dakar, l’Institut des Sciences de l’Environnement (ISE) de l’Université Cheikh Anta Diop a exhorté à une plus grande implication des communautés dans la lutte contre le changement climatique au Sénégal. Placée sous le thème « Agir pour le climat : adaptation et résilience des communautés », la cérémonie a réuni universitaires, étudiants, chercheurs, ONG et partenaires institutionnels de l’ISE, tous mobilisés autour de l’urgence climatique.

Dans son allocution d’ouverture, le directeur général de l’ISE, El Hadj Mamadou Sonko, a insisté sur la nécessité d’anticiper les risques climatiques et de mettre en place des solutions concrètes, telles que la promotion de l’agriculture durable, la gestion rationnelle de l’eau, ou encore le reboisement. Mais, rappelle-t-il, « l’adaptation ne peut réussir sans la participation effective des communautés ». Pour M. Sonko, ce sont en effet « les populations locales qui connaissent le mieux leur environnement, leurs besoins et leurs défis ».

Le directeur général de l’ISE souligne également que la résilience communautaire va au-delà d’une simple résistance aux chocs climatiques : elle implique la capacité de s’adapter, voire de se renforcer face aux difficultés. « Une communauté résiliente est une communauté solidaire, informée et engagée, où chacun contribue à la protection de l’environnement et au bien collectif », a-t-il martelé, plaidant pour une éducation environnementale renforcée, un encouragement des initiatives locales et une coopération étroite entre citoyens, autorités et secteur privé.

La jeunesse, a-t-il ajouté, doit être au cœur de ces efforts. « En leur offrant les connaissances et les opportunités nécessaires, nous leur permettons de devenir des leaders du changement et des acteurs d’un avenir durable ».

Seydina Mohamed Kasse, chargé de la responsabilité sociétale à la Banque de l’habitat du Sénégal (BHS), a pour sa part rappelé que l’adaptation climatique est aujourd’hui « une nécessité ». Il prône le renforcement des capacités communautaires, la valorisation des savoirs endogènes et la promotion de solutions adaptées aux réalités locales.

La directrice exécutive de CAJUST, Marieme Soda Mbaké, a alerté quant à elle sur l’importance d’une justice climatique inclusive : « Les réponses efficaces sont celles qui sont équitables, inclusives et respectueuses des droits humains, associant pleinement les communautés, notamment les femmes, les jeunes et les populations rurales, aux décisions qui concernent leur avenir », a-t-elle souligné.

Au nom du ministère de l’Environnement et de la transition écologique, le directeur de l’environnement, Baba Drame, s’est adressé à la jeunesse sénégalaise, l’invitant à s’investir davantage dans la préservation des ressources naturelles à travers des comportements responsables et des solutions innovantes. « Ensemble, renouvelons notre engagement pour un Sénégal plus résilient face au changement climatique », a-t-il conclu.

Moctar Sissoko