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Kolda : Quand l’engagement pour la Patrie est sanctionné et que la liberté d’expression vire au délit politique

 

Par Amadou Mounirou Diallo, Coordonnateur départemental de la JPS à Kolda

L’atmosphère politique à Kolda ne cesse d’interpeller sur la place accordée à la liberté d’expression au sein des mouvements engagés. En tant que coordonnateur départemental de la Jeunesse Patriotique du Sénégal (JPS), j’ai récemment été écarté des groupes JPS de Kolda, accusé à tort selon mes dires, pour avoir commis ce qui semble être une “faute” : féliciter un compatriote, M. Diante, pour sa nomination ministérielle, et exprimer publiquement mon soutien au Président de la République, saluant ses efforts pour un Sénégal souverain et prospère.

Une situation qui soulève une interrogation fondamentale : depuis quand la reconnaissance du mérite et le soutien affiché aux institutions républicaines sont-ils considérés comme des fautes politiques ?

Le patriotisme, rappelle-t-il, ne saurait se décliner à géométrie variable. Le “don de soi pour la Patrie”, souvent brandi en slogan, ne devrait pas être piétiné sitôt qu’une voix indépendante s’élève. Un mouvement politique qui réprime les félicitations, sanctionne les prises de position et confond discipline avec pensée unique, risque de perdre ses repères fondateurs.

La liberté d’expression, principe essentiel à toute démocratie, ne peut être réservée à une poignée de militants. Elle doit vivre au sein même des organisations qui se revendiquent du changement et du progrès.

Être patriote, ce n’est pas céder au silence ; c’est avoir le courage de soutenir ce qui est juste, d’exprimer ses convictions, sans crainte d’être mis à l’écart.

Amadou Mounirou Diallo

Coordonnateur JPS départemental de Kolda
Superviseur JPS zone sud
Chargé de mission

ATD