Nos Champions du Monde de Vovinam Viet Vo Dao abandonnés et privés de visas !
Dakar, le 14 juillet 2026 — Le Sénégal, nation phare des arts martiaux africains, risque de connaître une humiliation retentissante à l’international. À quelques jours de la 7ème Coupe du Monde de Vovinam Viet Vo Dao—prévue du 22 au 25 juillet en France—nos champions, pourtant tenants du titre, sont sur le point de manquer le rendez-vous. En cause : un enchaînement de négligences administratives et un refus collectif de visas qui soulève incompréhension, indignation et émoi dans tout le monde sportif sénégalais.
Depuis 2002, le Sénégal n’a raté aucune édition de cette prestigieuse Coupe du Monde. Nos athlètes, champions d’Afrique et du monde, se préparent depuis des mois avec discipline et ferveur, portés par l’espoir de brandir à nouveau le drapeau national sur les plus hautes marches du podium. Pourtant, tous les dossiers de demande de visas, rigoureusement constitués et soutenus par des garanties solides, ont été rejetés en bloc par le consulat de France à Dakar.
La pilule est d’autant plus amère que, dans le même temps, l’équipe nationale du Mali—pourtant confrontée à un contexte sécuritaire difficile—a obtenu des visas sans la moindre entrave, le drapeau malien ayant été officiellement remis à sa délégation, désormais en route pour Paris.
Comment comprendre une telle différence de traitement ? Comment expliquer ce revers humiliant pour le Sénégal, jadis modèle de diplomatie sportive et culturelle ? Beaucoup s’interrogent sur la passivité apparente du ministère sénégalais des Sports, pourtant garant—selon le nouveau Code du Sport, article 31—de la préparation et de la représentation internationale des équipes nationales : « L’État garantit la prise en charge, les conditions matérielles et financières de préparation et de participation des athlètes ainsi que les équipes nationales aux compétitions internationales officielles. »
Pour de nombreux observateurs, ce manquement est le reflet d’une vieille inertie administrative : documents non transmis à temps, absence de suivi, déficience de soutien institutionnel… Autant de failles qui coûtent cher à la jeunesse sportive sénégalaise, privée d’un rendez-vous mondial faute d’accompagnement et de défense de leurs intérêts sur le plan diplomatique.
La lumière vient cependant de la nouvelle équipe en place au ministère des Sports. Sous l’impulsion de la Ministre Djiréye Clotilde COLY et de son Directeur de Cabinet Léopold, une dynamique de réformes s’est amorcée pour réparer les errements du passé. Les efforts visibles pour rattraper la situation sont salués par l’ensemble du mouvement sportif. Mais l’enjeu est vital : il faut agir, et vite. Toute la jeunesse sénégalaise attend des actes forts pour lever ces barrières et permettre à nos champions d’aller défendre leurs titres.
Aujourd’hui, c’est un véritable cri du cœur qui émane des athlètes, de leurs familles et de toute la nation sportive :
Son Excellence Monsieur le Président, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, il vous revient de lever l’injustice !
Le Sénégal ne doit pas devenir le symbole de champions sacrifiés sur l’autel de lourdeurs administratives. Que l’histoire ne retienne pas que nos valeureux athlètes ont été empêchés de combattre non par la force, mais par la négligence. La Coupe du Monde de Vovinam ne saurait se tenir sans nos représentants.
L’urgence est là, le temps presse : pour l’honneur du pays et le respect dû à nos héros, mobilisons-nous afin que le drapeau sénégalais flotte sur les tatamis de Paris.
Abdou Thiam DOGO

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