Dakar, 20 août 2026 – La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) a organisé une session de renforcement des capacités à l’attention de 40 journalistes membres, centrée sur la lutte contre le paludisme et son élimination au Sénégal. Cette formation s’est tenue à la Maison de la Presse Babacar Touré, à Dakar, en partenariat avec le Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP), l’Observatoire de Suivi des Indicateurs de Développement Économique en Afrique (OSIDEA) et l’organisation Speak Up Africa.
La cérémonie d’ouverture a rassemblé le président de la CJRS, les représentants des partenaires et les jeunes journalistes. Les échanges ont porté sur la situation actuelle du paludisme dans le pays, les stratégies d’élimination, le rôle crucial des médias dans la sensibilisation des populations ainsi que sur l’approche « Voix Essentielles », qui vise à renforcer l’impact des messages de santé publique.
Durant cet atelier, les journalistes ont été outillés pour mieux comprendre les spécificités régionales et les obstacles rencontrés dans la lutte contre cette maladie en fonction des zones, notamment entre le nord, le centre, et le sud-est du pays. Le Dr El Hadji Doucouré, formateur et expert du PNLP, a souligné que les défis liés au paludisme varient grandement selon les contextes locaux, entre zones urbaines et rurales. Il a insisté sur la nécessité d’identifier tous les foyers de transmission pour réussir l’élimination.
« Le Sénégal est aujourd’hui en situation de préélimination selon l’OMS, avec seulement 12 cas pour 1000 habitants, un seuil largement en dessous du minimum fixé », a précisé Dr Doucouré. Il a également insisté sur l’importance d’une communication efficace et de l’engagement communautaire, estimant que les journalistes jouent un rôle capital pour informer et mobiliser la population.
De son côté, Papa Djibril Faye, représentant de Speak Up Africa, a rappelé que cette formation visait à sensibiliser les jeunes journalistes aux défis liés au paludisme, ainsi qu’à leurs intersections avec les questions de genre. « Le Sénégal est engagé dans l’élimination du paludisme d’ici 2030, et il est essentiel de fédérer toutes les forces vives du pays pour venir à bout de cette épidémie », a-t-il déclaré.
Malgré les progrès réalisés, il reste important de poursuivre les efforts et d’approfondir l’appropriation du sujet par les médias, moteur clé dans la lutte contre le paludisme.
Moctar Sissoko

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