Énergie et hydrocarbures : Dr El Hadji Abdourahmane Diouf mise sur la transparence face à la presse
Le ministre de l’Énergie et du Pétrole, Dr El Hadji Abdourahmane Diouf, a organisé ce jeudi 1er octobre 2026, au Musée des Civilisations noires de Dakar, un petit-déjeuner de presse placé sous le thème : « Enjeux, réformes et perspectives du secteur de l’Énergie et des Hydrocarbures ».
La rencontre a réuni l’ensemble des directeurs généraux rattachés au ministère, parmi lesquels la directrice générale de l’Énergie et le directeur général de la Senelec, ainsi que la presse nationale et internationale et divers acteurs du secteur.
Prenant la parole, le ministre a annoncé avoir fait le « choix de la transparence, le choix de la pédagogie et le choix de rendre compte ». « Dans un secteur aussi stratégique que l’énergie, nous considérons que l’information ne doit pas être enfermée dans nos bureaux, dans les rapports techniques et dans l’administration. Elle doit être accessible, expliquée, discutée et, lorsqu’il existe des difficultés, elle doit aussi pouvoir être assumée. La transparence n’est pas pour nous une option. Ce n’est pas simplement un exercice de communication. Elle doit devenir une méthode. C’est l’esprit de la rencontre de ce matin », a-t-il déclaré dans son discours d’ouverture.
Le ministre est également revenu sur la signature récente d’un protocole d’accord avec la compagnie italienne Eni ainsi que sur la gestion stratégique du gisement gazier Yakaar-Teranga. Il a précisé que le périmètre de Yakaar-Teranga est désormais référencé sous le bloc Sn08M, et non Sn07M, soulignant que ce bloc ne figure aucunement dans l’accord signé avec Eni.
Selon le ministère, le document signé avec Eni porte sur des études préliminaires — géologiques et géophysiques — menées aux frais de la compagnie sur cinq autres blocs offshore, sur les 109 blocs disponibles. Il ne s’agit en aucun cas d’un contrat pétrolier ni d’une attribution de droits d’exploration ou d’exploitation.
Le ministre a par ailleurs rappelé la procédure en vigueur : « Le ministre de l’Énergie et du Pétrole n’a ni le pouvoir, ni le président de la République, d’octroyer un contrat d’exploitation à une entreprise. Car il existe une commission composée de plusieurs institutions différentes, dont l’Assemblée nationale », a-t-il fait savoir.
Évoquant les récentes perturbations de la fourniture d’électricité, Dr Diouf a expliqué qu’elles sont liées à des déséquilibres entre l’offre et la demande, ainsi qu’à des difficultés persistantes d’approvisionnement. « Nous ne devons ni minimiser ces difficultés, ni les dramatiser. La demande d’électricité a progressé plus rapidement, de 12 % », a-t-il indiqué.
Le ministre a enfin dévoilé sa vision pour le secteur : la modernisation de la Senelec ; la transformation de Petrosen en groupe énergétique intégré ; la rationalisation des agences, notamment à travers la fusion ANER-AEME ; la préparation d’une loi de programmation énergétique 2027-2031 et d’un Code général des hydrocarbures ; l’accès universel, avec un objectif de 100 % d’accès à l’électricité à l’horizon 2029, contre plus de 86 % actuellement ; et la valorisation du pétrole et du gaz, à travers le développement du Gas-to-Power et du Gas-to-Industry, le renforcement du contenu local et la poursuite des travaux sur Yakaar-Teranga.
Moctar Sissoko

Plus d'histoires
Dakar – Formation professionnelle : NDAAWI KIIRAAY et HECM Dakar signent une convention de partenariat et offrent 500 bourses aux étudiants sénégalais
Dakar – Ndeye Seynabou Pouye lance son mouvement des forces intégrées et Bâtisseuses (MOFIB) et rejoint KIIRAAY
Muay Thaï : l’ASMT séduit le milieu scolaire et universitaire