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Affaire PRODAC : La CCR et le pôle porte-parolat de l’APR exigent une révision impartiale du dossier Pape Malick Ndour

 

La Convergence des Cadres Républicains (CCR) et le pôle porte-parolat de l’Alliance pour la République (APR) ont tenu, ce jeudi 30 avril 2026 à Dakar, un point de presse axé sur l’affaire Pape Malick Ndour et la situation des personnalités qu’ils qualifient d’« otages » du régime Pastef.

S’exprimant devant les médias, Yahya Ahmadou Sy, porte-parole du jour, a dénoncé « un contexte national grave, marqué par des dérives répétées de l’autorité, au mépris des principes fondamentaux de justice et de démocratie ». Pour lui, l’affaire ne relève plus d’une simple question judiciaire, mais constitue un signal d’alerte à l’ensemble de la classe politique et juridique, ainsi qu’aux citoyens attachés à l’État de droit.

Revenant sur les faits, M. Sy a souligné que le dossier PRODAC est antérieur à l’arrivée de Pape Malick Ndour au poste de coordonnateur : « Pape Malick Ndour a été nommé le 6 juin 2019, mais il est visé par un rapport dont l’auteur est décédé le 8 octobre 2018 », précise-t-il, évoquant les incohérences du dossier.

Pour rappel, la Cour suprême a confirmé, mardi 28 avril, le mandat de dépôt contre l’ancien ministre, mettant fin à sa mesure de contrôle judiciaire et ouvrant la voie à son incarcération dans le cadre de l’enquête sur le PRODAC. Pape Malick Ndour est poursuivi pour association de malfaiteurs, détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux.

À cette occasion, la CCR et le pôle porte-parolat de l’APR ont lancé un appel solennel demandant « un réexamen rigoureux, indépendant et impartial du dossier par le juge d’instruction, ainsi que l’octroi d’une liberté provisoire à Pape Malick Ndour ». Ils invitent également l’opinion nationale et internationale à suivre de près une affaire « qui ne concerne plus seulement une personne, mais pose la question fondamentale d’une justice impartiale et égale pour tous ».

Par ailleurs, M. Sy a pointé du doigt l’application controversée de l’article 179 du Code de procédure pénale, estimant qu’elle constitue « un recul des libertés fondamentales » malgré les promesses de réforme portées par le régime actuel. « Parmi les victimes figurent Mansour Faye, maire de Saint-Louis, Farba Ngom, député-maire de Agnam, et Pape Malick Ndour, coordonnateur de la CCR », a-t-il énuméré.

Avec cette mobilisation, la CCR et l’APR souhaitent rappeler l’essence de l’État de droit et dénoncent toute instrumentalisation politique de la justice.

Moctar Sissoko