La coalition Diomaye-Président a annoncé ce lundi 27 avril 2026, lors d’une conférence de presse à Dakar, la finalisation de quatre avant-projets de loi fondamentaux issus des dialogues nationaux inclusifs menés en 2024 sur la justice et en 2025 sur le système politique. L’événement s’est tenu en présence de la superviseure générale de la coalition, Aminata Touré, des représentants de partis membres et de militants.
Aminata Touré, mettant en avant les réformes institutionnelles impulsées par le président Bassirou Diomaye Faye, a salué une « nouvelle étape dans l’approfondissement de la démocratie sénégalaise ». Elle a insisté sur la « méthode Diomaye Faye », fondée sur une démarche inclusive et consensuelle. Selon Mme Touré, « les projets de textes issus de ces concertations traduisent fidèlement les compromis obtenus entre acteurs politiques, société civile, syndicats et autorités religieuses ».
Parmi les textes finalisés figurent une révision constitutionnelle, la création d’une Cour constitutionnelle, une réforme du Code électoral et l’instauration d’un nouveau cadre régissant les partis politiques. Ces réformes prévoient, entre autres, l’incompatibilité entre la fonction présidentielle et la direction d’un parti ou d’une coalition, le renforcement des pouvoirs de contrôle de l’Assemblée nationale, et la fin du cumul entre fonctions ministérielles et exécutifs territoriaux. Le Conseil constitutionnel sera ainsi transformé en une Cour constitutionnelle composée de neuf membres, dotée de compétences élargies.
La refonte du Code électoral retient particulièrement l’attention, avec la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI) chargée d’organiser les scrutins à la place du ministère de l’Intérieur. Ce dispositif est présenté comme une « avancée majeure » pour la transparence et la crédibilité des élections. D’autres changements sont prévus : introduction du bulletin unique, révision permanente des listes électorales, droit de vote pour les détenus non déchus de leurs droits civiques, débat télévisé obligatoire entre candidats au second tour de la présidentielle, et limitation des candidatures « fantaisistes » par le paiement de la caution avant le retrait des fiches de parrainage.
Concernant les partis politiques, le projet de loi instaure un financement public sous le contrôle strict de la Cour des comptes, interdit les dons anonymes et les financements étrangers, afin de garantir plus de transparence.
Pour conclure, Aminata Touré a appelé les Sénégalais à s’approprier ces réformes, estimant qu’elles constituent la « traduction concrète des engagements » du président Bassirou Diomaye Faye.
Moctar Sissoko

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