Le Syndicat autonome du moyen et du secondaire du Sénégal (SAEMSS) a lancé, ce samedi 26 septembre 2026, son 6e congrès ordinaire au CICES, à la Foire de Dakar. Deux jours de travaux consacrés au bilan du mandat 2022-2026 et au renouvellement des instances dirigeantes.
C’est parti pour deux jours de conclave. Le Syndicat autonome du moyen et du secondaire du Sénégal (SAEMSS) a démarré, ce samedi 26 septembre 2026, au Centre international du commerce extérieur du Sénégal (CICES), sis à la Foire de Dakar, son 6e congrès ordinaire.
Placée sous le thème « La transformation digitale : enjeux et perspectives, opportunités et menaces pour l’avenir du mouvement syndical enseignant », cette grand-messe syndicale réunit les congressistes venus des quatre coins du pays. Au menu des travaux : le bilan syndical 2022-2026, la consolidation des acquis du SAEMSS et le renouvellement des instances du Bureau exécutif national (BNE).
La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, et du directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique, ainsi que de représentants de plusieurs syndicats et centrales syndicales. Durant ces deux journées, les congressistes vont passer au crible le bilan du secrétaire général El Hadji Malick Youm et de son bureau, mais également celui des structures du syndicat : la Convention nationale des femmes, la coopérative d’habitat et la mutuelle de santé du SAEMSS.
Les travaux porteront aussi sur les perspectives, la définition des axes stratégiques du plan d’actions 2026-2030 et la stratégie de renouvellement des structures.
Prenant la parole, le secrétaire général du SAEMSS, El Hadji Malick Youm, a insisté sur la dimension redevable de ce rendez-vous. « C’est un moment également de bilan et de perspective. Et après un mandat que nous venons d’effectuer à la tête de l’organisation, de 2022 à 2026, nous avons l’obligation maintenant de rendre compte à la base », a-t-il déclaré.
Selon lui, cette session de révision des comptes portera sur l’action syndicale menée durant le mandat. Il s’agira de se prononcer sur le combat syndical et l’application des accords. Un autre axe stratégique concernera l’évaluation de la mise en œuvre des résolutions fortes adoptées à l’issue du 5e congrès ordinaire tenu en 2022.
Le SG du SAEMSS se félicite toutefois du protocole d’accord obtenu le 16 avril 2026, tout en reconnaissant qu’il « manque encore une avancée significative dans le cadre du combat syndical ».
Revenant sur son bilan, El Hadji Malick Youm a énuméré plusieurs acquis « importants ». Il cite notamment le démarrage de la formation diplômante des enseignants, qui concerne aujourd’hui plus de 7 000 d’entre eux, une « avancée significative » selon lui. Le syndicaliste évoque également la digitalisation intégrale, avec des pas franchis dans l’interconnexion des plateformes.
Il a aussi salué la régularisation de la situation de certains décisionnaires « reversés à tort » dans les corps de fonctionnaires référencés, grâce au combat syndical mené. Le SG a par ailleurs indiqué que le gouvernement avait accepté, à travers les décrets 2026-65 et 2026-66, d’ouvrir la réflexion sur la question de l’âge de la retraite à 65 ans, au-delà du périmètre initial. « Voici les sentiers que nous avons ouverts à partir des négociations de 2026 et sur lesquels nous continuerons à travailler », a-t-il poursuivi.
Le syndicat revendique aussi son ouverture vers l’international. « Nous avons des partenaires qui sont venus de l’international de l’éducation. Nous avons aussi des partenaires qui sont venus de partout et le SAEMSS a aussi inscrit son nom en lettres d’or au niveau d’institutions internationales telles que le BIT, l’OIT », a précisé El Hadji Malick Youm.
Le secrétaire général du SAEMSS n’a pas manqué d’interpeller le gouvernement sur les engagements non tenus. « Aujourd’hui, nous avons fini les examens depuis plus de deux mois et les enseignants n’ont pas encore reçu le paiement. Vous y ajoutez également l’étude qui devait être faite sur le système de rémunération et partagée avec la part syndicale au mois de septembre. Nous sommes en fin septembre et ce n’est pas effectif », a-t-il déploré.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, a mis en avant ce qu’il qualifie de « connectivité humaine », à la place de la connectivité digitale. Pour lui, « il n’y a que l’enseignant pour réaliser cette connexion ». S’adressant aux congressistes, il a lancé : « Un enfant qui ne sait pas aimer, à faire du simple, chers enseignants, du simple, moins. Je peux résumer aujourd’hui que le moteur principal que vous devez allumer, pour contrer les désastres éventuels, c’est votre faculté à amener l’amour, ramener l’amour. Si vous réussissez ça, vous aurez réussi l’éducation. »
La cérémonie d’ouverture a également été marquée par des distinctions décernées aux membres du BNE du SAEMSS ainsi qu’aux membres du syndicat décédés durant la mandature. Les distinctions ont été remises par le ministre de l’Éducation nationale.
Moctar Sissoko

Plus d'histoires
Randonnée pédestre : la Ligue de Dakar dresse un bilan satisfaisant et annonce de nouvelles perspectives
La Fédération Sénégalaise de Lutte et la Fédération Française de Lutte scellent un protocole de coopération historique
Touba, laboratoire des langues nationales : l’association « Touba Taxawu Xam-xam » pose les jalons