À l’approche de la Journée mondiale de l’hygiène menstruelle, célébrée chaque 28 mai, le lycée John F. Kennedy de Colobane (Dakar) a accueilli ce vendredi 22 mai 2026 une journée de consultation gratuite et de sensibilisation dédiée à la santé menstruelle. L’événement, organisé par la direction de l’éducation et de l’aide à l’insertion de la ville de Dakar en partenariat avec l’ONG ACDEV, s’inscrivait sous le thème : « Ensemble, brisons les tabous et ouvrons la vie à l’avenir ».
Présidée par Jean Louis Ndiaye, maire adjoint en charge de l’éducation, cette initiative vise à mettre en lumière un enjeu de santé publique encore trop souvent entouré de silence et de préjugés. « La santé menstruelle n’est ni un sujet secondaire, ni un sujet tabou. C’est une question de santé publique, de dignité, d’éducation et de justice sociale », a-t-il déclaré, en appelant à une mobilisation collective pour garantir l’accès à l’information et aux produits adaptés à toutes les jeunes filles.
Selon M. Ndiaye, beaucoup d’élèves continuent de souffrir du manque d’accompagnement, d’informations ou du prix des protections hygiéniques, ce qui impacte parfois leur scolarité. « Aucune élève ne devrait voir son éducation freinée par la honte, l’ignorance ou le manque de moyens », a-t-il martelé, rappelant l’engagement de la ville de Dakar pour soutenir « toutes les actions qui favorisent la protection, l’éducation et l’épanouissement des jeunes filles ».
Fatima Sow Sarr, proviseure du lycée, a souligné que l’établissement accueille actuellement 2 500 jeunes filles, confrontées à de multiples défis allant des problèmes familiaux au harcèlement sur les réseaux sociaux. Elle estime que la promotion de l’hygiène menstruelle contribue directement aux performances scolaires : « Notre objectif, c’est d’avoir le plus d’élèves qui réussissent à leurs examens », a-t-elle insisté.
De son côté, Athie Binta Demba Sarr, représentante de l’ONG ACDEV, a appelé à une prise de conscience générale : « L’hygiène menstruelle interpelle tous les acteurs, depuis les jeunes filles jusqu’aux autorités. Trop d’aspects restent encore négligés, il est temps d’accompagner efficacement les élèves dans ce domaine », conclut-elle.
Moctar Sissoko

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