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Dakar accueille du 4 au 7 novembre 2026 le 2e congrès continental africain de la Latin American Studies Association

 

Le 2e congrès continental en Afrique de la Latin American Studies Association (LASA), organisé en partenariat avec l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) et l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, se tient du 4 au 7 novembre 2026 à Dakar.

Cette rencontre internationale réunit plus de 200 chercheurs, étudiants et praticiens, en présentiel et en ligne, autour des liens historiques et des perspectives de coopération entre les deux continents.

Après une première édition organisée au Ghana en 2023, Dakar accueille ce 2e congrès placé sous le thème : « Afrique et Amérique latine : héritages partagés, solidarités (et) futurs entrelacés ».

Pendant quatre jours, les échanges porteront notamment sur les héritages de la traite atlantique, la coopération Sud-Sud, la justice climatique, la consolidation de la paix et la justice raciale, entre autres.

Le congrès a été lancé ce mercredi 4 novembre 2026 à la Faculté des sciences et technologies de l’éducation et de la formation (FASTEF) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Prenant la parole, le chef du département de langues romanes de la FASTEF, également co-organisateur de l’événement, Paul Ngor Mack Ndour, a indiqué que « nous attendons de ce congrès qu’il favorise la fluidité des relations entre l’Afrique et l’Amérique latine. Parce qu’il n’y a pas que des relations d’ordre intellectuel, il y a aussi des relations d’ordre diplomatique, économique et culturel. Nous attendons également qu’après ce congrès, les pouvoirs publics puissent s’ouvrir, dialoguer et disposer d’un cadre d’échange beaucoup plus fécond et renforcé, qui partirait de l’expérience que nous vivons ici pour fructifier les acquis engrangés ».

Il a ajouté que cette association, qui existe depuis de nombreuses années, s’emploie à resserrer les liens entre l’Afrique et l’Amérique latine. « Nous avons un passé commun à cause de l’esclavage, nous avons une parenté raciale parce que beaucoup de Latino-Américains viennent d’Afrique », a-t-il insisté.

Il a rappelé que les relations entre l’Afrique et l’Amérique latine ne sont pas au même niveau que celles qui lient l’Afrique à l’Europe ou à l’Amérique du Nord. « C’est ce gap que nous espérons résorber en développant des axes de coopération multidimensionnels. Ce n’est pas seulement la littérature, mais des axes divers que nous allons défricher, qui touchent à la diplomatie, à la territorialité, à la médecine, à la santé, aux droits de l’homme, etc. », a-t-il souligné.

De son côté, l’enseignante à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis et co-organisatrice, Maimouna Sankhé, a souligné que « l’Afrique et l’Amérique latine sont séparées par la géographie, mais unies par l’histoire, parce que nous avons un destin commun, comme l’indique le titre même de la conférence, et nous avons une histoire commune qui est celle de l’esclavage et de la colonisation. Donc, organiser ces rencontres à Dakar, c’est une façon pour nous de tisser encore les liens historiques, professionnels et culturels qui unissent l’Afrique et l’Amérique latine ».

Elle a rappelé la volonté des organisateurs de voir ces liens se solidifier pour davantage de relations sûres, « parce que c’est quelque chose qui fait vraiment défaut ». « Beaucoup de personnes venues des Amériques, des Afro-descendants, voulaient venir ici parce qu’ils considèrent le Sénégal et l’Afrique comme la terre de leurs ancêtres, mais ils avaient du mal à entrer dans ce pays, parce qu’il n’y a presque aucune ambassade sénégalaise en Amérique latine, à part le Brésil », a-t-elle plaidé, afin que les liens entre l’Afrique et l’Amérique latine soient réellement renforcés.

En conclusion, « aujourd’hui, c’est la cérémonie d’ouverture et les sessions vont continuer jusqu’au 7 novembre. Il y a à peu près 140 personnes qui sont venues à Dakar, mais plus de 150 personnes vont participer en ligne. C’est un congrès hybride », a conclu le Dr Maimouna Sankhé.

Moctar Sissoko