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Les Forces Vives du Sénégal S’unissent pour Dénoncer un « Coup d’État législatif » de PASTEF

 

Dakar, le 25 mai 2026– C’est une vague d’indignation qui traverse la classe politique sénégalaise. Près d’une centaine de partis, associations et personnalités, réunies sous la bannière des Forces Vives du Sénégal, ont signé une déclaration commune, dénonçant avec vigueur ce qu’ils qualifient de « coup d’État législatif » orchestré par le parti PASTEF.

Dans un contexte institutionnel déjà tendu, la récente tentative de réintégration d’Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale suscite la controverse. Selon les signataires, cette démarche — qu’ils jugent « forcée » et permise par des « manœuvres juridico-politiciennes inédites » — outrepasse les limites fixées par la Constitution et le règlement intérieur du Parlement. « Aucune disposition légale ne prévoit de suspendre ou de récupérer un mandat parlementaire jamais exercé en raison d’incompatibilités, » martèlent-ils.

Les Forces Vives s’insurgent également contre ce qu’elles considèrent comme une succession de violations de la loi électorale, évoquant notamment les réformes récentes qui, selon elles, auraient été « taillées sur mesure » pour favoriser M. Sonko. Leur inquiétude grandit face à ce qu’ils perçoivent comme une volonté d’« octroyer d’urgence une immunité parlementaire ». Un procédé assimilé à une mise en péril du fonctionnement républicain.

« Il s’agit d’un véritable coup d’État législatif, destiné à installer le chaos et l’incertitude au cœur de la République, » alerte la déclaration, appelant les Sénégalais de tous horizons à « prendre leurs responsabilités, ici et maintenant, pour protéger la démocratie ».

Cette mobilisation inédite réunit aussi bien des partis de l’opposition que des mouvements citoyens, des syndicats et des personnalités indépendantes. Parmi les premiers signataires figurent des leaders d’envergure nationale (voir la liste jointe), qui jurent de « ne ménager aucun effort pour empêcher la profanation programmée des institutions ».

Face à la crise, le Sénégal semble à un tournant clé, et la société civile promet de rester vigilante.

Abdou Thiam DOGO