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Renforcement des capacités régionales : L’IPD et l’OOAS forment le personnel de 27 laboratoires de référence d’Afrique de l’Ouest et du Centre

 

L’Institut Pasteur de Dakar (IPD), en partenariat avec l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS), a clôturé, ce vendredi 3 juillet à Dakar, un atelier régional portant sur le diagnostic moléculaire, le séquençage et la biosécurité des virus Ebola Bundibugyo et Andes (hantavirus). Réunissant des représentants et experts provenant de 27 laboratoires nationaux de référence de 18 pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, cette formation intensive visait à renforcer les capacités de préparation, de détection précoce et de réponse face aux maladies émergentes à haut risque épidémique.

Pendant quatre jours, du 30 juin au 3 juillet, les participants ont suivi des sessions théoriques et pratiques ciblant le diagnostic moléculaire, le séquençage génomique, les protocoles de biosécurité et le partage d’expériences. À travers cinq modules structurés—contexte épidémiologique, diagnostic moléculaire, séquençage, biosécurité et transport, qualité et retour d’expérience—les bénéficiaires ont approfondi leurs compétences et leur compréhension des enjeux sanitaires, à la faveur d’un contexte régional marqué par la recrudescence des épidémies.

« Pendant quatre jours, nous avons été formés sur le diagnostic et le séquençage de deux virus majeurs qui menacent l’Afrique, dont le virus Ebola. Cette formation a été d’une grande importance pour nous », a témoigné Yadouleton Anges, représentant des participants venus du Bénin.

Pour l’OOAS, cet atelier s’inscrit dans le cadre du programme PROALAB, dont l’objectif est de renforcer le réseau régional des laboratoires de référence en fournissant des équipements adaptés et en organisant des formations spécialisées. « Garantir un diagnostic fiable, rapide et performant est essentiel pour faire face aux pathogènes émergents », a indiqué Olivier Manigart, chef du programme PROALAB.

Représentant l’OMS au Sénégal, Dr Yao Michel a rappelé que les laboratoires constituent un pilier fondamental de la sécurité sanitaire : « Au-delà du diagnostic, ils permettent la détection précoce des menaces, l’analyse des agents pathogènes grâce au séquençage génomique, le suivi de leur évolution et l’orientation des politiques de santé publique ».

Présidant la cérémonie de clôture, Dr Ibrahima Socé Fall, administrateur général de l’IPD, a souligné l’importance de la coopération régionale : « La sécurité sanitaire de chacun dépend de la préparation de ses voisins. Investir dans les ressources humaines, les laboratoires et les réseaux régionaux, c’est bâtir la confiance entre nos institutions ».

Par ce dispositif, l’IPD et l’OOAS entendent consolider les capacités de riposte contre les maladies émergentes en Afrique de l’Ouest et du Centre, afin de mieux prévenir les épidémies et garantir une sécurité sanitaire durable sur le continent.

Moctar Sissoko