La situation politique sénégalaise révèle aujourd’hui des tensions inquiétantes au plus haut niveau. Alors qu’Il n’a pas encore achevé sa première moitié de mandat, le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye, élu démocratiquement pour incarner la rupture et restaurer la dignité des institutions, semble confronté à des manœuvres internes susceptibles de déstabiliser le gouvernement.
Au cœur de cette crise silencieuse, Ousmane Sonko, jusqu’alors allié et compagnon de lutte au sein du parti PASTEF, préparerait son départ du gouvernement dans une stratégie qui ne vise ni la stabilité ni l’intérêt national, mais plutôt l’affaiblissement de son propre camp. Ce qui devait être une collaboration loyale entre institutions se transforme peu à peu en une rivalité aux risques majeurs pour la cohésion républicaine.
Le plus alarmant dans ce jeu d’ombres est la précipitation avec laquelle certains acteurs politiques se positionnent pour l’après-mandat du Chef de l’État, ignorants de la responsabilité qui leur incombe et du calendrier constitutionnel. En adoptant une posture de défiance permanente contre un président en exercice, ces manœuvres soulèvent une question cruciale : peut-on bâtir un État fort sur des ambitions personnelles et des calculs politiciens ?
Le Premier ministre, loin d’être une tribune de contestation, est avant tout un serviteur loyal de la République. Les désaccords éventuels doivent impérativement être gérés dans le cadre institutionnel, avec maturité et sens des responsabilités. Utiliser la population comme levier de pression contre le président de la République est une démarche dangereuse qui met en péril la paix sociale et crée une confusion préjudiciable au pays.
Le peuple sénégalais, engagé depuis longtemps dans la consolidation de sa démocratie, ne mérite ni querelles d’ego ni crises prématurées. Il attend des résultats tangibles, de la stabilité et un profond respect des institutions.
Thié Kouyaté, président de l’Alliance Libérale pour la République (ALIR), lance un appel vibrant à la vigilance citoyenne : « Défendons nos institutions, refusons les divisions manipulées et refusons que les ambitions politiques compromettent l’avenir du Sénégal. L’heure est à l’unité, au travail et au respect de la République, seul chemin pour garantir la paix et le développement. »
La démocratie nigérienne a réussi parce qu’elle a su rassembler. Le Sénégal doit en faire autant, en posant l’intérêt national au-dessus des calculs personnels.
Thié Kouyaté,Président de l’Alliance Libérale pour la République (ALIR)

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