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UCAD – Tension à la FST : les étudiants non sélectionnés exigent la transparence sur les admissions en master

 

Le vendredi 15 mai, un vent de contestation a soufflé devant la Faculté des Sciences et Techniques (FST) de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD). Regroupés en nombre, les étudiants non retenus aux masters 1 d’Enseignement en Physique-Chimie (PC) et Sciences de la Vie et de la Terre (SVT), ont organisé un point de presse pour dénoncer un « manque de transparence » dans le processus de sélection.

Au terme de plusieurs tentatives de négociations infructueuses avec l’administration, ils réclament aujourd’hui des éclaircissements immédiats. Selon Moussa Sarr, coordinateur du mouvement, « il s’agit d’une revendication légitime portée par les étudiants qui remplissent les critères pour intégrer les masters concernés ».

En cause, la non-publication préalable des dates limites de réception des dossiers, jugée discriminatoire par les protestataires. « L’administration évoque des motifs de ‘forte collusion’, alors même que les délais officiels n’ont jamais été communiqués» s’indignent-ils. Selon eux, il n’est pas acceptable que des règles non expliquées leur soient appliquées après coup.

Ils estiment également arbitraire la décision de limiter le nombre d’admis à 360 sur plus de 600 candidats en PC et à un quota équivalent en SVT, où plus de 900 dossiers avaient été déposés. Nombre d’étudiants, déclarent-ils, se sont vu refuser l’accès au master sans justification transparente, ni message clair quant à la décision prise à leur encontre.

Au-delà des chiffres, la mobilisation veut rappeler l’impact humain de ces exclusions. « Derrière chaque dossier rejeté, il y a des familles, des sacrifices, des nuits blanches, des ambitions brisées », martèle Moussa Sarr devant ses camarades rassemblés.

Les étudiants exigent la réévaluation des dossiers écartés pour ‘forte collusion’, une augmentation du nombre de places en master pour tous les candidats éligibles, ainsi que le respect strict des droits et de l’égalité de traitement.

En guise d’ultimatum, ils appellent le ministre de l’Enseignement supérieur, le Premier ministre et le Président de la République à intervenir rapidement, faute de quoi ils menacent d’intensifier leurs actions de protestation dès le lundi 18 mai prochain.

Moctar Sissoko